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20 films qui ont marqué l’histoire de Nollywood, des débuts à la reconnaissance internationale

20 films qui ont marqué l’histoire de Nollywood, des débuts à la reconnaissance internationale

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En un peu plus de trente ans, Nollywood est devenu l’une des industries cinématographiques les plus prolifiques au monde, produisant chaque année plusieurs milliers de films. De la vidéo domestique tournée en quelques jours aux productions saluées dans les grands festivals internationaux, le chemin parcouru est considérable. Voici vingt films qui, chacun à leur manière, ont marqué une étape de cette histoire.

Les fondations : quand tout a commencé (années 1990-2000)

Deux ans plus tard, Glamour Girls (1994) s’attaque à un tout autre registre : celui de femmes attirées par le luxe et confrontées aux conséquences de leurs choix. Le film a ouvert la voie à des productions centrées sur des personnages féminins complexes, dans une industrie encore balbutiante.

En 2003, c’est la comédie qui prend le relais avec Osuofia in London, portée par la performance devenue culte de Nkem Owoh dans le rôle d’un villageois nigérian propulsé à Londres après un héritage inattendu. Le film reste, aujourd’hui encore, l’une des comédies les plus populaires jamais produites par Nollywood.

L’ère de la montée en qualité technique (2009-2016)

À partir de la fin des années 2000, Nollywood amorce un virage technique. The Figurine (2009), thriller mystique réalisé par Kunle Afolayan, est souvent cité comme l’un des films les plus aboutis techniquement de cette période, ouvrant la voie à une nouvelle génération de réalisateurs plus exigeants.

En 2010, Ije: The Journey réunit deux des plus grandes actrices de Nollywood, Genevieve Nnaji et Omotola Jalade-Ekeinde, dans un drame familial suivant une femme partie aider sa sœur accusée de meurtre aux États-Unis. Trois ans plus tard, Half of a Yellow Sun (2013), adaptation du roman de Chimamanda Ngozi Adichie porté par un casting international, aborde la guerre du Biafra avec une ampleur rarement vue jusqu’alors dans le cinéma nigérian.

Kunle Afolayan revient en 2014 avec October 1, thriller historique situé à la veille de l’indépendance du Nigeria, démontrant la capacité de l’industrie à produire des récits historiques exigeants. Puis en 2016, The Wedding Party devient l’un des plus grands succès commerciaux de Nollywood, porté par un casting impressionnant et une distribution en salles proche des standards internationaux. La même année, 93 Days, inspiré de faits réels, rend hommage au courage des soignants nigérians pendant l’épidémie d’Ebola qui a frappé Lagos en 2014.

L’ouverture vers la reconnaissance internationale (2018-2021)

L’année 2018 marque un tournant symbolique avec Lionheart, réalisé par Genevieve Nnaji, qui devient le premier film nigérian acquis par Netflix — un jalon dans la reconnaissance internationale de Nollywood. La même année, King of Boys, porté par la performance magistrale de Sola Sobowale dans le rôle d’une femme d’affaires confrontée aux rouages du pouvoir et de la corruption, devient culte pour l’audace de son propos politique.

En 2019, Mokalik propose un regard réaliste sur la vie d’un jeune apprenti mécanicien, tandis que Living in Bondage: Breaking Free prouve qu’un classique fondateur peut être revisité avec succès pour un public moderne.

L’année 2020, marquée par la pandémie, s’avère paradoxalement particulièrement riche pour Nollywood. Citation, inspiré d’une histoire vraie, aborde frontalement le harcèlement en milieu universitaire et suscite un vaste débat de société au Nigeria. Oloture expose, à travers le regard d’une journaliste infiltrée, le fléau de la traite des êtres humains. Namaste Wahala mise sur la légèreté d’une comédie romantique interculturelle entre le Nigeria et l’Inde, tandis qu’Eyimofe (This Is My Desire) est acclamé par la critique internationale, notamment lors de sa présentation à la Berlinale, pour son regard réaliste sur les rêves d’exil de deux habitants de Lagos.

The Milkmaid (2020), consacré à deux sœurs séparées par un conflit armé dans le nord du pays, complète ce panorama : sélectionné comme candidat officiel du Nigeria aux Oscars dans la catégorie meilleur film international, il a également remporté plusieurs prix aux Africa Movie Academy Awards, dont celui du meilleur film.

Enfin, Ayinla (2021), biopic consacré au chanteur yoruba Ayinla Omowura, et Swallow (2021), adaptation du roman de Sefi Atta explorant le Nigeria des années 1980, viennent clore ce panorama de deux décennies particulièrement denses pour l’industrie.

Une industrie qui continue de se réinventer

Ces vingt films, du drame occulte fondateur à la reconnaissance sur la scène internationale, illustrent la trajectoire remarquable de Nollywood : celle d’une industrie née de moyens artisanaux, devenue en quelques décennies l’une des plus prolifiques et des plus influentes au monde. Entre comédies populaires, drames sociaux engagés et productions saluées par la critique internationale, cette liste ne prétend évidemment pas à l’exhaustivité — Nollywood produit aujourd’hui plusieurs milliers de films chaque année.

Pour aller plus loin sur l’histoire de Nollywood et ses films marquants, la fiche Wikipédia consacrée à The Milkmaid détaille son parcours en festivals et aux Oscars. Retrouvez également notre dossier complet sur l’histoire de Nollywood et nos autres sélections de films africains à voir absolument.


À retenir

  • Living in Bondage (1992) est considéré comme le film fondateur de Nollywood
  • Lionheart (2018) fut le premier film nigérian acquis par Netflix
  • The Milkmaid (2020) a représenté le Nigeria aux Oscars et remporté plusieurs Africa Movie Academy Awards, sans avoir été présenté à la Berlinale contrairement à une confusion parfois répandue — c’est Eyimofe, sorti la même année, qui y a été projeté
  • Cette sélection de vingt films couvre plus de trois décennies, des productions artisanales des années 1990 aux œuvres saluées par la critique internationale

Note de la rédaction : cet article a été rédigé à partir de sources vérifiées sur la production et la réception critique de ces films (Wikipédia, Variety, OkayAfrica, Afrocritik, African Film Festival Inc.). Une confusion a été corrigée par rapport à une version antérieure de cette sélection : c’est le film Eyimofe, et non The Milkmaid, qui a été projeté à la Berlinale en 2020 ; The Milkmaid a pour sa part été sélectionné pour les Oscars et récompensé aux AMAA. Une erreur ou une précision à apporter ? Contactez-nous via notre page de contact.


Cette liste, forcément subjective, ne demande qu’à être complétée par vos propres souvenirs de cinéma.

Lequel de ces films avez-vous déjà vu, et lequel vous a le plus marqué ? Un classique de Nollywood manque-t-il, selon vous, à cette sélection ?

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